À qui profite la loi Pinel ?

Rappelons que la loi Pinel est un dispositif fiscal qui a pour objectif de stimuler la relance de l’investissement immobilier chez les particuliers. Plus précisément, la loi Pinel permet d’investir dans le secteur immobilier avec des avantages fiscaux. En effet, elle parle d’une réduction des impôts en investissant dans l’immobilier locatif.

Grâce à elle, “l’investisseur en Pinel” pourra s’acheter un immobilier neuf, ou ancien (totalement réhabilité), avec une grosse réduction en termes d’impôt. La loi Pinel a ses avantages, mais pour pouvoir en profiter, les investisseurs doivent étudier certains points.

Quelques points à vérifier avant de s’engager

Avant toute décision d’engagement en Pinel, voici quelques points parmi tant d’autres, jugés importants, à vérifier en amont.

1- Douze ans de location pour une économie allant jusqu’à 63.000 euros

Si le bien en question est loué pendant six ou neuf ou douze ans, le propriétaire empoche une grosse réduction d’impôt : 12 à 21% sur son prix d’achat durant la durée de location.

Seulement, il y a quelques contraintes à savoir. Le loyer doit être 10 à 15% inférieur au loyer dans le marché normal. De plus, avec une dépense plafonnée à 300 000 euros, le propriétaire a le droit d’investir dans deux maisons par an au maximum. Ce qui est incroyable c’est qu’avec ce dispositif, les experts affirment un gain d’économie jusqu’à 63.000 euros d’impôts.

2- Les biens éligibles sont ceux qui se trouvent sur les régions à forte demande

Pour être éligible, et bénéficier de la réduction d’impôt, le bien doit être acheté là où le niveau de la demande locative est supérieur à l’offre locative. Effectivement, ce dispositif vise à faciliter l’accès au logement pour une clientèle modeste.

Ainsi, les zones éligibles se répartissent comme suit :

  • Zone A : Ile-de-France, Côte d’Azur, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, et enfin le bassin genevois français
  • Zone A bis : Paris avec les 29 communes de la petite couronne parisienne
  • Zone B1 : La grande couronne parisienne, les agglomérations dépassant les 250.000 habitants, Corse, les départements d’outre-mer et quelques villes chères, comme Annecy, Bayonne, Chambéry, La Rochelle…
  • Zone B2 : les villes avec un nombre d’habitants supérieur à 50.000 et aux abords de la précédente zone.
  • Zone C : Le reste du territoire.

Ces deux dernières zones bénéficient d’un agrément. Les biens situant dans ces deux territoires doivent avoir le permis de construire avant le début de l’année 2018. Ils sont éligibles au dispositif Pinel si l’achat est effectué avant le 1er janvier de l’année 2019. Il faut bien vérifier dans quelle zone est le bien qui vous intéresse avant de vous lancer.

3- Des précautions d’achat

Pour que le dispositif Panel soit rentable, il ne suffit pas de bénéficier d’une faveur fiscale. Tout d’abord, faire attention au prix du logement. il ne doit pas excéder 30% par rapport au prix de l’ancien du quartier.

Deuxièmement, le minimum d’impôts à payer au fisc s’élève à 6.000 euros si l’on part de l’hypothèse que la durée de la location atteigne les douze ans.

4-Un contrat de bail bien étudié pour pouvoir profiter de la Pinel

Le fisc réclame une durée de location allant de six ou neuf ou douze ans si vous voulez bénéficier d’une grosse réduction d’impôt. Mais il existe une proposition, tel un bon conseil à ce propos : choisissez une durée initiale de six ans. C’est un chiffre clé, car après cela vous avez le choix de le vendre ou de le récupérer, ou bien de prolonger la durée de la location de trois ou six ans.

5-La gestion des impayés de loyer

Le risque d’impayés de loyer est vraiment très maigre. Cependant, c’est toujours difficile pour les bailleurs de récupérer leur dû. Ils sont obligés d’aller en justice. Il existe l’assurance loyers impayés, comme solution à ce problème.

 

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