Loi Pinel : les villes à éviter

Depuis son entrée en vigueur le 1er septembre 2014, la loi Pinel a fait parler d’elle sur tout le territoire français. Fondé sur une défiscalisation massive pour les investisseurs dans l’immobilier neuf, ce dispositif étatique vise à encourager la création de nouveaux logements suivant les nouvelles normes énergétiques. Cependant, il faut comprendre que cette loi est soumise à quelques conditions ; ne citant que la limitation géographique de ses zones d’application.

La loi Pinel en quelques mots

La loi Pinel est un dispositif légal qui consiste en une réduction d’impôt de 12 %, 18 % ou 21 % pour les investisseurs dans le domaine de l’immobilier neuf. Parmi les principales conditions à l’application de cette loi, deux paramètres nous intéressent pour cet article. Tout d’abord, il faut que le logement neuf se situe dans une des villes où la loi est applicable. Ensuite, il faut obligatoirement le mettre en location pour une durée de 6, 9 ou 12 ans. Aussi, la loi Pinel n’est pas valable sur tout le territoire de l’Hexagone.

L’investissement immobilier en loi Pinel

Tout investissement comporte des risques ; celui de l’immobilier n’y échappe pas. Cependant, si la conjoncture est favorable à l’investissement immobilier dans certaines villes, elle ne l’est pas pour les autres. Les plus grandes villes comme Paris, Bordeaux et Toulouse enregistrent une situation des plus florissantes. Des prix stables et des demandes en hausse, ce sont en général les caractéristiques du marché immobilier de ces villes où l’achat d’un immobilier neuf est synonyme d’investissement rentable. Cependant, le marché ne se présente pas sous un si beau jour pour certains endroits où il faut réfléchir à deux fois avant de se lancer.

La nécessité d’un choix réfléchi

Le Laboratoire de l’Immobilier a récemment mené une enquête sur le caractère peu certain de l’investissement immobilier dans certaines villes bénéficiant de la loi Pinel. Cette étude a été basée sur la prise en compte de trois critères, entre autres le taux d’habitation des logements, le nombre des habitats vacants et le nombre de constructions. Il faut bien l’admettre, la potentialité économique et la dynamique démographique diffèrent d’une ville à une autre. Pourtant, ce sont les deux principaux facteurs qui influent sur le développement du marché immobilier. Sans une demande à évolution stable, les chances de trouver des locataires sont minimes. De même, dans une ville où les pouvoirs d’achat sont relativement limités, la population tend plus vers la location des biens immobiliers anciens qui sont beaucoup moins chers.

À surveiller ou à éviter

Si certaines villes ont un peu de potentiel, il vaut mieux passer son tour dans les autres. L’étude menée par le Laboratoire de l’Immobilier a démontré qu’il existe des villes à surveiller de près. Sous une bonne étoile, on peut tirer profit des investissements Pinel réalisés dans ces endroits. Dans cette catégorie, on a les villes de Poitiers, Carpentras, Cluses, Colmar, Arras, Sisteron, Gap, Quimper, Alès, Angers, Laval, Metz et Perpignan.

D’un autre côté, il y a les villes à éviter à tout prix si l’on tient à son investissement. Parmi elles, les villes de Bourg-en-Bresse, Vichy, Troyes, Angoulême, Dinan, Saint-Brieuc, Roanne, Cherbourg-Octeville, Longwy, Cambrai, Douai, Boulogne-sur-Mer, Maubeuge, Chamalières, Mulhouse, Le Mans, Dieppe, Le Havre, Béziers, Saint Étienne, Avignon, Chartres et Pau.

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